Le blog de la section socialiste d'Hautmont et de son canton.
Parti Socialiste
Réunion-débat publique
Avesnelles, le 6 avril 2008
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| Face à la casse de l’Ecole de la République menée par Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos, le Parti Socialiste se mobilise afin de promouvoir un véritable service public d’éducation, assurant l’égalité réelle des chances et la réussite de chaque enfant. C’est dans ce cadre, que le Comité de la 24e circonscription du Parti Socialiste, épaulé par leurs camarades de la 22e et de la 23e, ont organisé ce lundi 6 avril, en la salle des fêtes d’Avesnelles, une réunion-débat public. |
| Devant prés de 80 personnes, après les mots d’accueil et de présentation de Sébastien Hausemont, secrétaire de la section socialiste d’Avesnelles, et de Frédéric Divina, Député suppléant de la 24e, plusieurs témoins vinrent, dans un premier temps, présenter l’impact concret des réformes menées par le gouvernement actuel sur le quotidien des élèves, de leurs professeurs, et de leurs parents. |
| Éric Pétiniaud, professeur des écoles à Anor, présenta d’abord la remise en cause du droit à la scolarisation des enfants de deux ans. Elle s’accompagnerait de suppressions de postes et de la montée en puissance de structures privées d’accueil payant (jardins d’éveil, crèches). Une telle organisation mettrait inévitablement de côtés les enfants des familles les plus modestes, et constituerait pour eux un handicap supplémentaire pour leur réussite future. | |
| Jean Lesage, professeurs des écoles à Hautmont, intervint ensuite sur l’école élémentaire, notamment la réforme des programmes, l’instauration de la semaine de quatre jours et la suppression des RASED. Les nouveaux programmes sont le fruit d’une vision idéologique et idéalisée de l’école « à l’ancienne ». Ils sacrifient la partie fondamentale de découverte et d’expérimentation des savoir à leur apprentissage mécanique. De même, ils réduisent les matières jugées non essentielles, comme l’histoire, la géographie, les sciences naturelles, à la portion congrue. La semaine de quatre jours est, quant à elle, une mesure électoraliste destinée à satisfaire parents et professeurs, avant même l’intérêt des enfants. Pour ces derniers, un emploi du temps compacté est générateur de fatigue et de stress, sources principales de l’échec scolaire. Quant à la suppression des RASED (Réseaux d’Aide Spécialisée aux Élèves en Difficultés), mesure contradictoire avec l’objectif affiché de lutte contre l’échec scolaire, elle privera les enfants les plus en difficultés d’un accompagnement personnalisé qui ne sera pas compensé par les heures généralistes de soutien. |
| Patrick Antoniol, professeur au lycée Jessé de Forest d’Avesnes-sur-Helpe, présenta la réforme injuste du secondaire, basée sur le credo de la réduction du nombre de professeurs, catégorie professionnelle fortement syndiquée à « mettre au pas ». Cette vision comptable et aveugle entraîne pour les établissements la suppression d’options et de filières d’enseignement, le plus souvent celles fréquentées par les élèves les plus modestes. C’est le cas du BTS « Assistants de Direction » au Lycée Jessé de Forest, alors même que les débouchées professionnelles existent au plan local. | |
Marc Fertin, représentant les parents d’élèves, su en quelques exemples très concrets montrer les aberrations et contre vérités portées par les réformes actuelles, tels ces élèves privés d’accès aux toilettes faute de surveillants en nombre suffisant. Il appela surtout à un dialogue renforcé avec les enseignants et les parents d’élèves pour la conception des réformes futures.
| Jean-Luc Pérat dénonça l’attitude sectaire et fermée au dialogue du ministre de l’éducation nationale qui remplit avec zèle et cynisme la mission confiée par le Président de la République. Il réaffirma la volonté des collectivité locales gérées par la Gauche (Conseil Régional, Conseil Général, communes) de s’opposer et d’atténuer l’impact des réforme pour les citoyens. Il appela également à ce que les députés appartenant à la majorité présidentielle soient, dans leur circonscription, mis en face de leurs responsabilités vis à vis des conséquences concrètes des réformes qu’ils votent « des deux mains » à Paris. |
| Olivier Caremelle, secrétaire fédéral chargé de l’éducation pour la fédération du Nord du Parti Socialiste, reprit brièvement les points abordés précédemment, avant de détailler la démarche et la méthodologie du Parti Socialiste. Les réunions publiques comme celle d’Avesnelles ouvrent un travail autour de 10 chantiers prioritaires pour une politique d’éducation alternative (la réussite primaire, la réussite au collège, la transition lycée-université, la place des parents d’élèves...). Ces 10 chantiers seront par la suite débattus avec toutes les forces vives (parents d’élèves, associations d’éducation populaire, syndicats, collectifs, militants) pour déboucher sur une convention nationale, fixée au premier semestre 2010. | |
| Au terme des différents témoignages, la parole fut donnée à la salle. Plusieurs personnes intervinrent sur la nécessité d’une approche pragmatique par le Parti Socialiste de la scolarisation des enfants de deux ans, permettant une intégration de chaque enfant en fonction et au rythme de son développement. A ce sujet, Jean-Luc Pérat présenta le système de classe passerelle expérimenté à Anor. Jean Lesage pointa du doigt le besoin de prendre en compte l’ensemble des facteurs extérieurs expliquant la baisse de l’attention et de la disponibilité des enfants pour l’apprentissage, notamment l’impact de la télévision. (un enfant regarderait en moyenne la télévision plus d’une heure avant d’aller à l’école). Un autre intervenant affirma le besoin d’une remise à plat complète du système d’orientation des élèves, notamment l’octroi des moyens suffisants pour permettre aux conseillers d’orientation de remplir à bien leurs missions. |
La réunion se termina par le verre de l’amitié offert par les sections de la 24e circonscription du Parti Socialiste.